Serial Killers

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 Le psychotique chronique

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Kay
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Date d'inscription : 05/11/2007
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MessageSujet: Le psychotique chronique   Dim 3 Fév - 21:39

Le psychotique chronique



Nous appelons psychotique chronique le criminel le plus délirant. Ce délire a pris de telles proportions qu'il prend le pas sur la réalité et qu'il détermine plus ou moins ses actes. C'est le cas le plus évident d'irresponsabilité pénale, puisque le sujet n'aura généralement pas conscience de ses actes. C'est aussi l'exemple type du tueur en série inorganisé. De manière pédagogique, chacune des psychoses étudiées jusqu'à présent (schizophrénie, paranoïa, schizophrénie paranoïde et maniaco-dépression) est susceptible de s'aggraver et de devenir chronique. Mais le début de l'affection passe pratiquement inaperçu. Tel un vrai pervers, le sujet garde longtemps ses secrets, malgré un sentiment de doute qui le gagne. Son comportement n'est altéré que par quelques troubles caractériels, don l'entourage ne voit pas l'explication. L'activité ménagère et professionnelle n'est que peu perturbée. Il reste même assez bien toléré par le groupe social, qui ne comprend pas toujours la portée de ses troubles. Mais, peu à peu, il se replie sur lui-même, ne parle presque plus et ne participe plus à la vie familiale. Et c'est finalement à la période d'état que les psychiatres découvrent sa maladie. Il a alors en moyenne plus de 35 ans. Il est dominé par un syndrome d'automatisme mental, qui associe des hallucinations, des délires d'influence et de persécution, faisant penser à la paranoïa.
Les hallucinations consistent en une perception et une conception erronées des faits. On verra une source d'eau en plein désert. Mais les hallucinations du psychotique chronique sont constantes, riches et multiples. Elles sont à dominante auditive et cénesthésique (impression générale d'aise ou de malaise résultant d'un ensemble de sensations intérieures non spécifiques). Autrement dit, il entend une voix qui lui dit de tuer ou se sent mal dans sa peau, sans une quelconque influence malfaisante. Elles peuvent être inaugurales (le délire restant secondaire) ou chroniques (le délire ne régresse pas spontanément). Dans les hallucinations auditives, le sujet perçoit des bruits étranges venant de l'extérieur. Il entend surtout des voix habituellement malveillantes sinon menaçantes. Elles peuvent être moqueuses, critiques ou banales. Surtout, elles servent souvent de canal au syndrome d'influence : elles donnent des ordres, répètent en écho les paroles ou les actes du sujet (écholalie). Dans les hallucinations psychiques, ou "pseudo hallucinations", des voix ou des pensées intérieures peuvent jouer le même rôle. Habituellement, le sujet croit que son délire est la réalité objective et extérieure. D'autres fois, cette croyance n'existe pas et il considère ces phénomènes comme artificiels, sans réalité extérieure (hallucinose). Mais il les vit de toute façon dans son délire : "on me fait entendre".
Dans les hallucinations cénesthésiques, il a des impressions corporelles douloureuses. Elles sont souvent rapportées, selon lui, à une influence externe maléfique, et elles peuvent lui donner un aspect hypocondriaque. Il arrive enfin qu'elles soient olfactives ou gustatives. Ce sont de mauvaises odeurs, de mauvais goûts, que l'on envoie de l'extérieur avec malveillance et persécution. C'est pourquoi elles sont généralement associées aux précédentes. Les hallucinations sont en revanche très rares.
Les délires d'influence et de persécution ont la grande particularité d'être facilement décelables lors d'un entretien avec le sujet. Il livre ses expériences agressives provenant de l'extérieur, contre son corps ou sa pensée. En fait, ces délires lui permettent de rationaliser ses étranges hallucinations. Fondamentalement, ils lui sont imposés. Il a perdu sa liberté d'agir et de penser, de vouloir et de parler. Il se sent possédé, sous l'emprise de quelqu'un situé à l'extérieur. On le fait penser, on le fait parler, on le fait agir ou on l'empêche d'agir. Par ailleurs, des phénomènes parasites viennent se greffer. Sa vie mentale ne lui appartient plus, elle se déroule de manière automatique. L'activité psychologique est vécue passivement : "ça pense en moi", "ça parle en moi". Cet automatisme mental donne au sujet le sentiment d'être continuellement surveillé. Il imagine souvent des appareils scientifiques modernes, plus ou moins compliqués, qui permettent de voir ce qu se passe dans sa tête et d'agir sur ses pensées. Mais il pense également à la télépathie, à la communication de pensée, au téléguidage, à un médium, etc. …
Dans tous les cas, ses réactions peuvent être explosives puisque la psychose est aggravée.
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